28/05/07
  Flash info N°07/05 - 5 avril 2007
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Objet : Petit-déjeuner Lamennais du 28 février 2007 : Georges Pénalver Directeur exécutif en charge du marketing stratégique du groupe France Télécom
 
 

 

Rechercher le « petit coup d’avance » sur les concurrents
Présent dans 220 pays avec 100 000 salariés en France et autant à l’étranger, dont plus de 4000 chercheurs, pour continuer sur sa lancée et avoir toujours « un petit coup d’avance » sur ses concurrents, France Télécom doit miser sur l’étude des marchés et l’innovation, mais surtout… « oser faire » ! A France Télécom, « on n’est pas en retard sur la technologie, mais malheureusement plus en retard sur le oser faire ». C’est pourquoi, depuis plus d’un an, il a créé un Technocentre qui a pour but de « regrouper le maximum de technologie et de savoir-faire ». Les amateurs d’innovation n’attendront plus trop longtemps les résultats puisque l’Opérateur historique doit présenter sa « collection de printemps » début mars. Georges Pénalver a insisté sur le fait que France Télécom était en avance. « L’industrie automobile y est passée. Les autres devraient y passer », a-t-il insisté.
Une équipe, un projet Le principe du Technocentre consiste à regrouper les équipes autour d’un projet. « Il y a autant d’équipes que de projets ». Chaque équipe comprend trois types de « partenaires » : la technologie, les moyens de production et les besoins du marché. Il existe actuellement trente équipes d’une trentaine de personnes chacune, représentant seize nationalités. Pour Georges Pénalver, cette technique de management rompt avec celle qui avait cours auparavant avec, à la base, les métiers, et qui s’avère aujourd’hui impossible. Il faut rapprocher les gens du marketing et de la recherche de façon à ce que « les premiers prennent conscience de ce qui est faisable techniquement et les seconds prennent en compte les évolutions du marché ».Désormais les « marketeurs » et les chercheurs cogitent ensemble pour avoir « un petit coup d’avance » sur la concurrence: « Anticiper les besoins que les clients imaginent, mais ne pensent pas encore possibles. ». De 2004 à 2005, le groupe a augmenté de 20% ses investissements en matière d’innovation. Il existe actuellement dix-sept centres de recherche et plus de dix mille brevets ont été déposés.
Les « jeux » asiatiques et la « vie virtuelle » américaine « On a peine à imaginer, explique-t-il, l’engouement des Asiatiques pour les jeux Internet et vidéo, au Japon et surtout en Corée où des concours sont organisés à travers tout le pays avec des gagnants aussi célèbres que nos joueurs de football. Bientôt les jeux seront interactifs avec des participants disséminés sur toute la planète », assure-t-il. Autre exemple de développement inattendu de l’Internet : c’est la second life ou « vie virtuelle » très en vogue aux Etats-Unis avec le partage de photos et de vidéos. Chacun devient le producteur de son propre contenu et partage cela avec la communauté. Cette pratique se développe à un point tel que les producteurs d’Hollywood s’inquiètent de constater que la consommation de vidéos faites par des amateurs est en train de dépasser celle des productions réalisées par les Studios.
L’innovation ? : « 5% de cerveau et 95% de sueur ! » Interrogé sur la compétitivité française en mauvaise posture, Georges Pénalver a mis les télécoms hexagonales hors jeu. « Si l’on regarde l’Europe en termes de services de télécommunication offerts aux clients, nous sommes de loin les plus avancés en termes de pénétration et de convergence des tâches. L’Angleterre peut avoir une avance en matière de télévision, mais le reste de l’Europe est nettement en retard par rapport à nous sur la productivité et les services aux clients. » Mais, comme on lui demandait ce qu’il faudrait faire pour que notre pays connaisse un « rebond » économique, prudent, il a répondu : « Ce qu’il faut, c’est le travail, et dans l’innovation, cela veut dire 5% de cerveau et 95% de sueur ! »
Portrait Georges Pénalver est né le 14 mai 1956 à Meknès (Maroc), il est marié et il a deux enfants. Diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence et de l’Ecole nationale supérieure des télécommunications il a été ingénieur en recherche et développement à la Sagem où il a été nommé au Directoire en avril 2001 . Il a rejoint le groupe France Telecom en 2005 et il est aujourd’hui membre du comité de Direction générale de France Télécom en charge du marketing stratégique et du Technocentre

Daniel AMELINE

 
 
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