13/09/06
  Flash info N°06/14 - 21 juillet 2006
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  Objet : Petit-déjeuner Lamennais du 20 juin 2006 : Marielle de Sarnez, vice-présidente de l’UDF, Présidente de la délégation UDF au Parlement européen

 
 

L’évolution de l’Europe, un an après le référendum du 29 mai 2005

La députée européenne n’a pas masqué la gravité de la situation. «L’Europe vit une crise extrêmement lourde probablement la plus grave depuis sa création », a-t-elle affirmé d’entrée de jeu. Depuis un an, selon elle, l’Europe n’est pas en panne, mais «elle régresse ». Et de citer tout à trac : l’absence absolue de l’Europe sur la scène internationale, le retour des égoïsmes nationaux pour le budget 2007-2013, et les discussions de marchands de tapis de la part des Etats. Contrairement à certains euro-optimistes comme Valéry Giscard d’Estaing, Marielle de Sarnez ne croit pas que ce soit seulement le contexte politique intérieur- à cause d’un «gouvernement extrêmement impopulaire» - qui explique le «non» majoritaire des Français. Pour elle, c’est une certaine façon de faire l’Europe «sans les citoyens» qui a été sanctionnée. La «panne de l’Europe» actuelle est aussi, selon elle, «une crise d’inspiration de l’idéal européen».

Le «drapeau européen» de l’UDF va ressortir en 2007

La vice-présidente de l’UDF a annoncé que l’UDF allait rédiger un «nouveau projet de Constitution européenne» avant octobre prochain. «Ce sera un acte simple, concret, notre contribution à la relance européenne», a-t-elle dit. Il n’y aura qu’une seule partie précisant : «Voilà pour nous, peuples européens, les grands principes qui fédèrent notre vie commune et la manière dont nous voulons progresser !». La vice-présidente de l’UDF s’est déclarée par ailleurs «sûre» que le candidat de sa formation mettra la question européenne «au centre de l’élection présidentielle». «On ne peut pas imaginer l’avenir de la France sans une Europe forte. Les deux sont liées. Faire croire aux Français que l’on peut tout faire tout seul dans le monde dans lequel nous vivons, ce n’est pas vrai ! Seuls, nous ne réglerons pas nos problèmes “lourds” d’emploi, de croissance ou de démographie», a-t-elle insisté.

Parmi les axes prioritaires, outre les problèmes organisationnels, la députée européenne voit plusieurs pistes urgentes. La plus importante concerne «une gouvernance économique au niveau de l’euro». Selon elle, il faut arrêter de penser que l’on a fait le boulot en ayant une monnaie unique commune. «Nous n’avons fait que la moitié du chemin», précise- t-elle. Se doter de l’euro sans avoir une gouvernance économique, une coordination de nos politiques économiques, budgétaires, fiscales, en matière d’investissements lourds et industriels, c’est s’arrêter au milieu du chemin. «Il ne faut pas s’étonner ensuite que l’on ne soit pas créateur de croissance. Il y a urgence. Allons-y !» s’est-elle exclamée. La députée européenne constate que les chefs d’Etat et de gouvernement ont une absence de vision, de volonté et de coordination. Elle a indiqué quelques priorités à traiter en urgence, selon elle, comme la nouvelle politique commune en matière de recherche, la question de l’immigration et des migrations, et la réforme de la Politique agricole commune (PAC). Au passage, la vice-présidente de l’UDF a critiqué l’attitude du Premier Ministre dans le rapprochement GDF-Suez afin de contrer l’opération italienne ENEL. «Je suis pour un patriotisme européen plutôt que national», a-t-elle dit. «On ne peut pas se dire européen, acheter partout en Europe et, dès qu’une entreprise européenne arrive en France, fermer tout et décréter le black-out. Cela ne va pas !» a-t-elle insisté.

Portrait : une femme de coeur et de volonté
Marielle de Sarnez est née en 1957 à Paris, elle est mère de deux enfants. Issue d’une bonne famille elle en est resté aux études secondaires. D’abord secrétaire au parti des Républicains Indépendants elle soutient très activement Giscard d’Estaing. Après 81 elle devient peu à peu la cheville ouvrière de l’UDF. Conseillère puis directrice du cabinet de François Bayrou au ministère de l’Education nationale (1993-1997) Marielle de Sarnez est, depuis une quinzaine d’années, le «bras droit» de François Bayrou, la « gardienne du phare » de l’UDF en quelque sorte ! Elle se fait élire en 1999 en toute discrétion au Parlement Européen. Aujourd’hui elle est Vice-présidente de l’UDF, Députée au Parlement de Strasbourg et Présidente de la fédération UDF de Paris. Elle n’hésite pas à se rendre sur des terres de conflit : Israël, Cisjordanie ou encore Afghanistan.

Daniel AMELINE


 
 
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