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Le rôle de «
médiateur » de l’OPECST : Claude Birraux
commence par rappeler que «la recherche doit être
le support principal d’une économie basée
sur la connaissance». Dans les discussions actuelles
sur la recherche beaucoup de membres de l’Office parlementaire
sont allés rencontrer des scientifiques et «tous
ceux qui y sont allés sont revenus enthousiasmés
de leurs rencontres», a-t-il insisté. C’est
ainsi que l’Office parlementaire entend tenir désormais
le «rôle de médiateur» entre le
monde de la science et des techniques, et celui de la politique.
Un partenariat a été établi entre l’Office
et l’Académie des Sciences et dix membres de
l’Académie des Sciences ont prévu de
venir passer une journée dans la circonscription
de dix parlementaires membres de l’Office tandis que
ces derniers se rendront pendant une journée dans
un laboratoire. De même, dans la réalisation
des études et des rapports de l’Office, Claude
Birraux souhaite un «brassage» entre les politiques
et les experts. Il a demandé à ce que le CNISF
communique au secrétariat de l’Office la liste
de ses experts et leurs domaines de compétences afin
que l’OPECST puisse faire appel «à tel
ou tel d’entre eux».
La bataille pour les nouvelles technologies
: le député de la Haute-Savoie a présenté
dans le détail les huit rapports en cours d’élaboration
au sein de l’Office parlementaire. En mars, le rapport
sur les nouvelles technologies de l’énergie
et la «séquestration du gaz carbonique»
est particulièrement attendu. A cette occasion, Claude
Birraux a souligné que le travail fait aux Etats-Unis
sur cette question au titre d’une «économie
de l’hydrogène» était «considérable».
Tous les laboratoires nationaux américains sont à
fond sur cette étude. Le jour où ils auront
trouvé, assure-t-il, Georges Bush fera son ?Kyoto?
et imposera des normes beaucoup plus contraignantes. Il
aura les technologies et il sera à même de
faire tourner la ?machine? américaine.
Les rapports de l’OPECST : l’OPECST
est un peu «bridé» par la loi et le règlement,
car il ne peut pas «se saisir lui-même».
En revanche, a précisé Claude Birraux, l’Office
a multiplié les initiatives à travers des
auditions ouvertes à la presse sur des sujets d’actualité
(«vache folle», expertise scientifique, etc.).
Le secrétariat de l’Office réfléchit
aussi à la mise en place d’une «veille
scientifique parlementaire» sur des sujets comme les
énergies renouvelables ou le stockage des déchets
radioactifs qui méritent d’être constamment
suivis. L’Office parlementaire réalise par
ailleurs des publications de quatre ou huit pages présentant
les principales conclusions de ses rapports qui sont diffusées
à l’ensemble des parlementaires, et consultables
sur Internet.
Portrait : Claude Birraux, député
UMP de Haute-Savoie et Premier Vice-Président de
l’Office parlementaire d’évaluation des
choix scientifiques et technologiques (OPECST) est né
en 1946 en Haute-Savoie de parents agriculteurs à
Annemasse. Il est marié et a quatre enfants. Il est
docteur es sciences physiques de l’Université
de Genève (1977), et il a été quelques
années maître-assistant en chimie analytique
et minérale à l’université de
Genève. A trente et un il est élu pour la
première fois et régulièrement réélu
en Haute-Savoie depuis ; ses victoires politiques, il les
doit à sa formation de scientifique qui oblige toujours,
insiste-t-il, à avoir de la «cohérence».
Claude Birraux a participé dès le début
aux travaux de l’OPECST, créé en 1983
avec pour mission «d’informer le Parlement des
conséquences des choix de caractère scientifique
et technologique afin notamment d’éclairer
ses décisions». L’Office est composé
de 18 députés et de 18 sénateurs, et
il est présidé tous les trois ans alternativement
par un député et un sénateur pris dans
la majorité du moment avec un premier vice-président
qui appartient systématiquement à l’autre
assemblée.
Daniel AMELINE
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