10/03/06
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N°06/03 - 7 février 2006
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> Objet : Petit-déjeuner Lamennais du 26 janvier 2006 : Claude Birraux, député UMP de Haute-Savoie et Premier Vice-Président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST)

Le rôle de « médiateur » de l’OPECST : Claude Birraux commence par rappeler que «la recherche doit être le support principal d’une économie basée sur la connaissance». Dans les discussions actuelles sur la recherche beaucoup de membres de l’Office parlementaire sont allés rencontrer des scientifiques et «tous ceux qui y sont allés sont revenus enthousiasmés de leurs rencontres», a-t-il insisté. C’est ainsi que l’Office parlementaire entend tenir désormais le «rôle de médiateur» entre le monde de la science et des techniques, et celui de la politique. Un partenariat a été établi entre l’Office et l’Académie des Sciences et dix membres de l’Académie des Sciences ont prévu de venir passer une journée dans la circonscription de dix parlementaires membres de l’Office tandis que ces derniers se rendront pendant une journée dans un laboratoire. De même, dans la réalisation des études et des rapports de l’Office, Claude Birraux souhaite un «brassage» entre les politiques et les experts. Il a demandé à ce que le CNISF communique au secrétariat de l’Office la liste de ses experts et leurs domaines de compétences afin que l’OPECST puisse faire appel «à tel ou tel d’entre eux».

La bataille pour les nouvelles technologies : le député de la Haute-Savoie a présenté dans le détail les huit rapports en cours d’élaboration au sein de l’Office parlementaire. En mars, le rapport sur les nouvelles technologies de l’énergie et la «séquestration du gaz carbonique» est particulièrement attendu. A cette occasion, Claude Birraux a souligné que le travail fait aux Etats-Unis sur cette question au titre d’une «économie de l’hydrogène» était «considérable». Tous les laboratoires nationaux américains sont à fond sur cette étude. Le jour où ils auront trouvé, assure-t-il, Georges Bush fera son ?Kyoto? et imposera des normes beaucoup plus contraignantes. Il aura les technologies et il sera à même de faire tourner la ?machine? américaine.

Les rapports de l’OPECST : l’OPECST est un peu «bridé» par la loi et le règlement, car il ne peut pas «se saisir lui-même». En revanche, a précisé Claude Birraux, l’Office a multiplié les initiatives à travers des auditions ouvertes à la presse sur des sujets d’actualité («vache folle», expertise scientifique, etc.). Le secrétariat de l’Office réfléchit aussi à la mise en place d’une «veille scientifique parlementaire» sur des sujets comme les énergies renouvelables ou le stockage des déchets radioactifs qui méritent d’être constamment suivis. L’Office parlementaire réalise par ailleurs des publications de quatre ou huit pages présentant les principales conclusions de ses rapports qui sont diffusées à l’ensemble des parlementaires, et consultables sur Internet.

Portrait : Claude Birraux, député UMP de Haute-Savoie et Premier Vice-Président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) est né en 1946 en Haute-Savoie de parents agriculteurs à Annemasse. Il est marié et a quatre enfants. Il est docteur es sciences physiques de l’Université de Genève (1977), et il a été quelques années maître-assistant en chimie analytique et minérale à l’université de Genève. A trente et un il est élu pour la première fois et régulièrement réélu en Haute-Savoie depuis ; ses victoires politiques, il les doit à sa formation de scientifique qui oblige toujours, insiste-t-il, à avoir de la «cohérence».
Claude Birraux a participé dès le début aux travaux de l’OPECST, créé en 1983 avec pour mission «d’informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin notamment d’éclairer ses décisions». L’Office est composé de 18 députés et de 18 sénateurs, et il est présidé tous les trois ans alternativement par un député et un sénateur pris dans la majorité du moment avec un premier vice-président qui appartient systématiquement à l’autre assemblée.

Daniel AMELINE

 

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