20/06/05
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N°05/17 - 10 juin 2005
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> Objet : Petit-déjeuner Lamennais du 26 mai 2005 : Irène Tharin, député UMP du Doubs, parlementaire en mission auprès du ministre de l’Education nationale

Comment favoriser l’orientation des jeunes vers les formations scientifiques et techniques ?

Des propositions simples, mais pas une «loi» !
Avec beaucoup de pragmatisme, Irène Tharin a annoncé que ses propositions seront «très simples, ne coûteront rien, et ne nécessiteront pas une loi !» Le député du Doubs n’a pas voulu déflorer les premières propositions qu’elle présentera à la mi-juin au cours d’un point de presse. Mais elle a soigneusement noté de nombreuses remarques faites par le CNISF. Ses propositions concerneront « l’accompagnement » – les parents doivent être associés le plus possible à l’orientation de leurs enfants – et le «décloisonnement» des structures – il faut mettre en relation enseignants, chefs d’entreprise, politiques, chercheurs, etc. - pour mieux préciser les objectifs, comme cela s’est produit pour les pôles de compétitivité. La parlementaire en mission envisage également de suggérer une «semaine nationale d’information sur les métiers» sur tout le territoire.

Positiver l’apprentissage
Un certain pessimisme ambiant contribue à accréditer l’idée d’un monde qui se dégrade.
«Pourquoi se battre pour une économie où le profit et la modernisation aboutissent à la détérioration de nos richesses naturelles ?» Pourtant, Irène Tharin reste optimiste. Elle croit qu’il est possible de donner envie aux jeunes de s’engager dans des études pour apporter un plus, et ne pas rester dans le «négatif». «Il y a un regard sur l’entreprise qui est à revaloriser. Elle est toujours suspectée d’exploitation», insiste-t-elle. La notion de progrès économique et industriel doit, elle aussi, être préservée. Elle cite en exemple les centrales nucléaires françaises qui ont été décriées alors qu’aujourd’hui, «nous sommes bien contents de les avoir», souligne-t-elle. Par ailleurs, elle se déclare tout à fait d’accord avec l’idée de faire en sorte que l’apprentissage devienne une filière d’excellence donnant aussi accès à un diplôme de l’enseignement supérieur. «L’apprentissage est une filière qu’il faut respecter», affirme-t-elle.

Critique des conseillers d’orientation
Le député du Doubs constate aussi qu’il existe «un problème» sur l’orientation. Elle s’en est prise d’ailleurs directement aux psychologues dont il est ressorti que l’utilité est faible. Elle met aussi en exergue le manque chronique de relations entre le monde enseignant et celui de l’entreprise.
«Comment faire de l’orientation si on ne tient pas compte du marché ?»

Portrait
Catholique dans une famille… communiste, Irène Tharin, député UMP du Doubs, parlementaire en mission auprès du ministre de l’Education nationale, est née en 1938 à Audincourt (Doubs) ; elle a six enfants, cinq filles et un garçon. A seize ans, après le certificat d’études, elle quitte l’école et se fait embaucher comme vendeuse. Puis avec son mari elle crée une entreprise familiale d’une cinquantaine de salariés. Entrée en juin 2002 à l’Assemblée nationale, et à l’UMP, elle a été alors chargée de faire des propositions pour « endiguer la tendance actuelle à la baisse des orientations vers les formations scientifiques » et garantir « une orientation des élèves plus en adéquation avec les besoins du marché du travail ».
Ses deux titres de gloire sont ceux de mère de famille et de maire de la commune de Seloncourt (six mille habitants) dans le Doubs.

Daniel AMELINE

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