4/03/05
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N°05/07 - 25 février 2005
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> Objet :Petit-déjeuner Lamennais du 17 Février 2005 :
Hervé Mariton
,(député de la Drôme, vice-président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale) : Relance industrielle

Ne pas faire dans le «mou»: Hervé Mariton a mis en évidence, en matière industrielle, les difficultés de la «mobilité» dans le privé tout comme les risques de rester «statique» dans le public. L’un des intervenants s’est interrogé sur l’efficacité de la «nouvelle gouvernance» en matière de recherche et d’innovation. Un autre a fait remarquer au vice-président du groupe UMP de l’Assemblée nationale que l’organigramme de son parti ne comprenait aucun responsable chargé de la Recherche, secteur qui figure pourtant parmi les priorités du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Message enregistré par Hervé Mariton... Bref, la discussion a été si riche et intéressante que l’invité a suggéré au CNISF d’organiser un colloque sur le sujet de la relance de la politique industrielle pour prolonger cet échange !
Mobiliser sur des objectifs précis : Hervé Mariton a salué d’entrée de jeu l’Agence des participations de l’Etat. Elle cherche à optimiser la gestion du portefeuille de l’Etat d’un point de vue patrimonial et stratégique selon les recommandations faites par la mission d’enquête parlementaire sur la gestion des entreprises publiques. «Cela paraît assez positif, mais les choses évoluent inégalement», a-t-il remarqué. Au sujet de l’Agence de l’innovation, inspirée du rapport de Jean-Louis Beffa, agence qui serait chargée de sélectionner, coordonner et suivre les grands programmes cofinancés à parité avec le privé sur plusieurs thèmes comme la voiture propre, la pile à combustible, l’énergie solaire, etc. il a précisé : « C’est sans doute utile mais cela ne peut pas résumer une politique industrielle, avant de regretter le manque d’objectifs précis. Je suis assez frappé de la capacité que l’on a, autour d’enjeux de politique industrielle, à faire très largement… dans le mou».
Défaut de procédure pour les « pôles de compétitivité » : le député-maire de Crest a été plus critique encore sur les « pôles de compétitivité » proposés par les ministres Sarkozy puis Gaymard à partir d’un rapport parlementaire de Christian Blanc. La manière dont les pôles de compétitivité ont été compris sur le terrain a entraîné des réponses relativement «molles en termes de concepts et de définition géographique. Avec toujours l’impression, a-t-il regretté, qu’il suffit de repasser le même plat pour avancer». En clair, Hervé Mariton estime que la procédure utilisée pour les pôles de compétitivité ne doit pas se résumer à «permettre à des gens qui n’avaient pas l’habitude de se rencontrer de le faire», mais à les inciter davantage «à se creuser la cervelle et à mobiliser des moyens».
Revaloriser les salaires des chercheurs : là où l’Etat peut utiliser le mieux son argent, selon Hervé Mariton, c’est en amont, dans le domaine de la recherche et de l’innovation y compris pour une revalorisation des salaires des chercheurs. «Les conditions matérielles des chercheurs en France ne sont pas satisfaisantes. Si l’on parle de politique de recherche, c’est une question que l’on ne doit pas s’interdire de poser». Avant de conclure, Hervé Mariton s’est encore inquiété des conséquences néfastes de la restriction des commandes publiques. «Les nouvelles procédures de passage des marchés, y compris au niveau local, mettent une pression sur le tissu industriel assez significative, a-t-il souligné».
Portrait : Hervé Mariton, né le 5 novembre 1958 à Alger, est marié et il a quatre enfants. Il est diplômé de l’Ecole Polytechnique, de l’IEP de Paris, et il a un DEA de gestion de Paris-Dauphine. Il est député UMP de la Drôme, vice-président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, rapporteur de la commission d’enquête sur l’évolution de la fiscalité locale, et maire de Crest depuis 1995. Après une carrière de haut fonctionnaire au ministère de l’Industrie en tant que membre du corps des ingénieurs des instruments de mesure il se consacre pleinement à la politique à partir de son élection comme député de la Drôme en 1993 depuis laquelle il figure parmi les « quadras » libéraux de l’UMP, après avoir été proche de Léotard et de Madelin.

                                                                                                         Daniel AMELINE



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