21/04/06 19:32
 Flash info
N°03/28 - 7 octobre 2003
> Consulter la liste des flash
> Objet : Petit déjeuner Lamennais du 30 septembre 2003 Jacques OUDIN Sénateur UMP de Vendée, Vice-président du conseil général de Vendée, président-fondateur du «Cercle Français de l’eau»

Cette rencontre du club Lamennais se situait au moment où Roselyne BACHELOT, le ministre de l’Environnement, vient de lancer un débat national de trois mois dans la perspective d’une nouvelle loi sur l’eau qui sera soumise au Parlement en 2004 pour adapter notre législation sur l’eau après les deux lois de 1964 et 1992. Le CNISF, comme pour la loi sur les risques industriels, fera connaître son point de vue.

La France trop souvent condamnée

Le sénateur de la Vendée a dressé un bilan peu encourageant de la situation de l’eau dans notre pays dans un contexte de renforcement des normes européennes avec un investissement limité dans ce secteur depuis 1997. Le contexte européen est marqué par des «préoccupations environnementalistes extrêmement fortes». «Les exigences européennes sont importantes. On y souscrit, mais on n’arrive pas à y répondre», a-t-il constaté. Prenant l’exemple des eaux de baignade, il a indiqué que la France était placée dans une situation nettement moins bonne que celles de l’Espagne, de l’Italie ou de la Grèce. «Nous avons un taux de conformité de 87% alors qu’eux sont à 98% et 100». Il relève que notre pays a des retards suffisamment considérables pour avoir été condamné à de nombreuses reprises par la Commission de Bruxelles. Le sénateur de Vendée a mis en cause notamment les lobbies d’agriculteurs bretons qui refusent de mettre en place des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) pour leurs zones littorales. Il suffit par exemple de savoir qu’une porcherie de 10 000 places, comme il en existe beaucoup en Bretagne, correspond à la pollution d’une ville de 40 000 habitants, pour comprendre l’urgence du problème !

Privilégier les « SAGE »

Jacques OUDIN avance deux propositions: la première « on n’aide plus les grandes agglomérations urbaines qui sont autosuffisantes en matière d’investissement», en revanche on soutient fermement le monde rural qui est sous-équipé. «Il existe un vrai problème de péréquation»; la seconde proposition consiste à privilégier d’abord «les zones qui ont eu le courage de se mettre ensemble, d’élaborer des SAGE. Il faut privilégier cette démarche et mobiliser les Français autour de ce dispositif concerté et multifonctionnel. On ne parviendra pas à mettre en place une politique de l’eau si, au-delà de l’investissement, on ne privilégie pas la concertation et la prévision», insiste-t-il. Pour lui, l’échelon central de l’eau c’est «la commune ou l’intercommunalité, ce sont elles qui ont le contact avec la population», insiste-t-il. L’échelon départemental doit être, en revanche celui de la «péréquation, de la solidarité et du financement».

Prendre son temps

Sur la question  de la nouvelle Constitution européenne ou de l’élargissement de l’Union européenne, Jacques OUDIN se veut pragmatique: les sujets de la Constitution et de l’élargissement lui paraissent suffisamment importants pour les soumettre à l’appréciation des Français. Simplement, pour lui, il convient de prendre son temps.

Portrait, un chiraquien politique, travailleur et efficace qui sait tenir sa langue

Né en octobre 1939 en Extrême- Orient d’une mère journaliste et d’un père qui commerçait dans l’import-export, Jacques OUDIN revient à Paris en 1957. Après HEC  il enchaîne une licence en droit et Sciences Po. En 1963 il entre à l’ENA et, à sa sortie, il choisit  la Cour des Comptes d’où il rejoint le cabinet d’Olivier Guichard à l’Éducation nationale. Il le suit au ministère de l’Équipement et de l’Aménagement du territoire et, par la même occasion, il commence à fréquenter Jacques Chirac. il entre, en 1974, au ministère de l’Industrie. Puis vient 1981 qui le renvoie à la Cour des Comptes. En parallèle il siège aux côtés de Philippe de Villiers au conseil général de la Vendée où il occupe le poste de vice- président depuis 1982. En 1986, il se fait élire au palais du Luxembourg au titre de sénateur de Vendée. Considéré par ses pairs comme un homme de dossiers, travailleur, il est vice-président de la commission des finances, représentant du Sénat au Comité des Finances locales et président du groupe d’étude de la Mer.

                                                           Daniel AMELINE

Imprimer cette page
Haut de page
7, rue Lamennais 75008 PARIS Tel : 01 44 13 66 88 Fax : 01 42 89 82 50
contactez notre webmaster