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Président de l'Académie
des Technologies
Jean-Claude LEHMANN, président de l'Académie
des Technologies, a inauguré le 8 juillet une nouvelle
série de petits déjeuners qui concerne des
thèmes scientifiques ou industriels avec des invités
choisis en conséquence, au sein des sociétés
savantes adhérentes au CNISF comme des associations
d'anciens élèves.
L'Académie des technologies a succédé
en 2001 au CADAS (Comité des Applications de l'Académie
des Sciences crée 20 ans plus tôt). Les deux
premières années, sous la présidence
de Pierre CASTILLON, ont été consacrées
à son établissement. Elle est située
à la Maison de la Chimie à Paris. Elle est
financée par les pouvoirs publics, mais aussi par
des partenaires industriels. Elle est constituée
de membres, qui pourront aller jusqu'à 200, élus
pour 5 ans. A partir de 70 ans ils deviennent membres "
émérites ". Son fonctionnement est basé
sur 11 réunions plénières par an dont
9 à la Maison de la Chimie à Paris, et un
minimum de 2 en province. Elle entretient des liens étroits
avec l'Académie des sciences avec des réunions
de bureau communes (1 sur 3).
L'Académie des Technologies se veut complémentaire
de l'Académie des Sciences ; elle insiste de plus
sur l'aspect des impacts de la science et de la technologie
sur la société. Le public visé est
: l'éducation (élèves et enseignants),
les élus, les médias, les pouvoirs publics
(déjà présents par nature).
Pour l'Académie si la mise en uvre d'une "
intelligence collective " est un peu floue, l'essentiel
est que ses groupes de travail aient une valeur ajoutée
spécifique, par rapport aux nombreux autres groupes
travaillant sur des sujets identiques. Cette valeur ajoutée
vient de trois éléments : les réseaux
(européens : Eurocase / mondial : Caes), des relations
particulières avec les régions, la composition
diversifiée d'ingénieurs ou d'industriels
incluant des représentants non scientifiques comme
des économistes, un comité de la qualité
qui veille à l'objectivité, à l'expression
des minoritaires et à l'éthique.
Les pouvoirs publics peuvent saisir l'Académie (sur
sa proposition ou non) de certaines études : par
exemple brevetabilité des logiciels, énergie
(grille d'analyse), indicateurs sur la fuite des cerveaux,
méthode de construction d'une politique de recherche.
Les déplacements en province sont l'occasion de la
création de partenariats sur des thèmes communs
(en Lorraine : création avec l'INIST/CNRS : institut
de l'informatique scientifique et technique d'un portail
des technologies destiné aux jeunes et aux enseignants),
Les relations internationales sont l'objet d'échanges
critiques.
Jean-Claude LEHMANN a rappelé quelques définitions
: la science, c'est ce que le père enseigne à
son fils ; la technologie, c'est ce que le fils apprend
à son père (M. Serres) ; la science, c'est
le rêve, la technologie la réalisation (Cl.
Haigneré). La formation des jeunes est une de ses
préoccupations, partagée par le CNISF ( implication
du CNISF dans la promotion des technologies auprès
des jeunes et dans les classes CHARPAK). Il précise
que la communication doit être adaptée à
chaque public, (M. Lesourne est responsable de la communication
à l'Académie). La méthode par questionnement
peut apporter des " peurs " supplémentaires
: le public est-il prêt à accepter le doute
scientifique ou l'impossibilité du zéro défaut
?
Portrait
Après Normale Sup. (59-63) et l'Ambassade de France
à Washington (67-68), comme adjoint à l'attaché
scientifique, Jean-Claude LEHMANN devient maître de
conférence, puis professeur à l'université
Pierre et Marie Curie Paris VI, tout en poursuivant une
activité de chercheur au laboratoire de Spectroscopie
Hertzienne (dans les laboratoires de Mrs KASSLER et BROSSEL).
Ses nombreuses publications et conférences portent
sur l'orientation nucléaire par pompage optique et
l'étude par excitations laser de petites molécules.
En 1981, il est nommé directeur scientifique du CNRS
et directeur du département Mathématique et
Physique de base. Il devient directeur des recherches du
groupe St Gobain en 1989. Il a été Vice-président
du Conseil Supérieur de la recherche et de la technologie
(97-99), du Conseil national de la Science, membre du CA
de l'Institut Pasteur,
Vice-président de l'Académie des Technologies
de 2001 à 2003, il a succédé en 2003
à Pierre CASTILLON comme Président.
Titulaire de prix scientifiques, il est officier de la Légion
d'honneur, commandeur dans l'ordre national du mérite
et chevalier des Palmes Académiques.
Daniel Ameline
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