21/04/06 19:32
 Flash info
N°03/25 - 12 septembre 2003
> Consulter la liste des flash
>Petit déjeuner Lamennais du 8 juillet 03 - M. Jean-Claude LEHMANN

Président de l'Académie des Technologies

Jean-Claude LEHMANN, président de l'Académie des Technologies, a inauguré le 8 juillet une nouvelle série de petits déjeuners qui concerne des thèmes scientifiques ou industriels avec des invités choisis en conséquence, au sein des sociétés savantes adhérentes au CNISF comme des associations d'anciens élèves.

L'Académie des technologies a succédé en 2001 au CADAS (Comité des Applications de l'Académie des Sciences crée 20 ans plus tôt). Les deux premières années, sous la présidence de Pierre CASTILLON, ont été consacrées à son établissement. Elle est située à la Maison de la Chimie à Paris. Elle est financée par les pouvoirs publics, mais aussi par des partenaires industriels. Elle est constituée de membres, qui pourront aller jusqu'à 200, élus pour 5 ans. A partir de 70 ans ils deviennent membres " émérites ". Son fonctionnement est basé sur 11 réunions plénières par an dont 9 à la Maison de la Chimie à Paris, et un minimum de 2 en province. Elle entretient des liens étroits avec l'Académie des sciences avec des réunions de bureau communes (1 sur 3).

L'Académie des Technologies se veut complémentaire de l'Académie des Sciences ; elle insiste de plus sur l'aspect des impacts de la science et de la technologie sur la société. Le public visé est : l'éducation (élèves et enseignants), les élus, les médias, les pouvoirs publics (déjà présents par nature).
Pour l'Académie si la mise en œuvre d'une " intelligence collective " est un peu floue, l'essentiel est que ses groupes de travail aient une valeur ajoutée spécifique, par rapport aux nombreux autres groupes travaillant sur des sujets identiques. Cette valeur ajoutée vient de trois éléments : les réseaux (européens : Eurocase / mondial : Caes), des relations particulières avec les régions, la composition diversifiée d'ingénieurs ou d'industriels incluant des représentants non scientifiques comme des économistes, un comité de la qualité qui veille à l'objectivité, à l'expression des minoritaires et à l'éthique.
Les pouvoirs publics peuvent saisir l'Académie (sur sa proposition ou non) de certaines études : par exemple brevetabilité des logiciels, énergie (grille d'analyse), indicateurs sur la fuite des cerveaux, méthode de construction d'une politique de recherche. Les déplacements en province sont l'occasion de la création de partenariats sur des thèmes communs (en Lorraine : création avec l'INIST/CNRS : institut de l'informatique scientifique et technique d'un portail des technologies destiné aux jeunes et aux enseignants), Les relations internationales sont l'objet d'échanges critiques.

Jean-Claude LEHMANN a rappelé quelques définitions : la science, c'est ce que le père enseigne à son fils ; la technologie, c'est ce que le fils apprend à son père (M. Serres) ; la science, c'est le rêve, la technologie la réalisation (Cl. Haigneré). La formation des jeunes est une de ses préoccupations, partagée par le CNISF ( implication du CNISF dans la promotion des technologies auprès des jeunes et dans les classes CHARPAK). Il précise que la communication doit être adaptée à chaque public, (M. Lesourne est responsable de la communication à l'Académie). La méthode par questionnement peut apporter des " peurs " supplémentaires : le public est-il prêt à accepter le doute scientifique ou l'impossibilité du zéro défaut ?

Portrait
Après Normale Sup. (59-63) et l'Ambassade de France à Washington (67-68), comme adjoint à l'attaché scientifique, Jean-Claude LEHMANN devient maître de conférence, puis professeur à l'université Pierre et Marie Curie Paris VI, tout en poursuivant une activité de chercheur au laboratoire de Spectroscopie Hertzienne (dans les laboratoires de Mrs KASSLER et BROSSEL). Ses nombreuses publications et conférences portent sur l'orientation nucléaire par pompage optique et l'étude par excitations laser de petites molécules.
En 1981, il est nommé directeur scientifique du CNRS et directeur du département Mathématique et Physique de base. Il devient directeur des recherches du groupe St Gobain en 1989. Il a été Vice-président du Conseil Supérieur de la recherche et de la technologie (97-99), du Conseil national de la Science, membre du CA de l'Institut Pasteur,
Vice-président de l'Académie des Technologies de 2001 à 2003, il a succédé en 2003 à Pierre CASTILLON comme Président.
Titulaire de prix scientifiques, il est officier de la Légion d'honneur, commandeur dans l'ordre national du mérite et chevalier des Palmes Académiques.


Daniel Ameline

Imprimer cette page
Haut de page
7, rue Lamennais 75008 PARIS Tel : 01 44 13 66 88 Fax : 01 42 89 82 50
contactez notre webmaster