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Député de l'Essonne, Secrétaire
national UMP, chargé de la Recherche et de l'Innovation
On traîne
Le secrétaire national de l'UMP à la Recherche
a reconnu, après ce budget 2003 "décevant
", que le gouvernement ne pourrait pas avoir la même
démarche pour 2004.
" Cela fait un an que l'on est au pouvoir. On traîne,
a-t-il reconnu. En termes d'image, ce n'est pas bon. Il
faut faire vite ". Il s'est engagé, en tant
que rapporteur de la commission des affaires sociales de
l'Assemblée nationale sur le budget de la Recherche,
à prendre, " un par un ", les freins qui
entravent notre Recherche pour les " lever ".
" Si l'on veut avoir une recherche publique performante,
il faut lui donner les moyens, pas uniquement financiers,
de fonctionner ", a-t-il affirmé. Chacun sait,
en effet, que la moitié de la croissance économique
d'une nation dépend aujourd'hui de son potentiel
de recherche et d'innovation et que ce sont les pays qui
ont le plus investi dans ce secteur clef qui ont vu le nombre
de leurs demandeurs d'emploi reculer le plus au cours de
ces dix dernières années (Irlande, Danemark,
États-Unis et Canada).
Lever les freins sur la Recherche
Pierre Lasbordes connaît fort bien les principaux
" freins " au développement de notre recherche
: une organisation très désuète qu'il
est difficile de faire bouger, un statut protecteur pour
les chercheurs dont l'absence de souplesse représente
un handicap pour la mobilité et, surtout, un carcan
administratif qui enserre totalement ce secteur placé
entièrement dans le monde concurrentiel. Selon lui,
la distribution des crédits n'est pas effectuée
actuellement de façon cohérente ni égalitaire
pour tous. " Le jeune directeur de laboratoire qui
a du mal à gérer ses hommes et sa recherche,
ne sait pas de quoi demain sera fait. C'est pour cela qu'il
est dans la rue ", a-t-il ajouté.
Sortir la Recherche des marchés publics :
Le député de l'Essonne a proposé à
Alain Lambert, ministre du Budget, de faire un test et d'en
tirer ensuite les conclusions. " Libérons la
Recherche du code des marchés publics et faisons
des contrôles a posteriori très stricts. Si
on faisait cela, le monde de la Recherche nous en serait
reconnaissant beaucoup plus que si l'on donnait 2% ou 3%
d'argent public en plus ", assure-t-il. .
Calmer les esprits
Interrogé sur la décentralisation des personnels
de l'éducation et des remous que cela suscite dans
les milieux de l'Education nationale, le secrétaire
national de l'UMP à la Recherche a reconnu "
une forte incompréhension ". Ces personnels
n'ont pas été suffisamment associés.
On va le faire afin de rechercher non pas un consensus général,
car il y aura toujours des réticences, mais un accord
global ".
Portrait
Pierre Lasbordes est né à Meaux le 13 mai
1946 d'un père magistrat. Il entre à Jussieu
à Paris en physique-chimie, et poursuit par un certificat
d'informatique appliquée. Il choisit la direction
commerciale en entrant à la compagnie CII. Il participe
activement au plan Calcul puis à la fusion CII avec
Bull où il effectuera l'essentiel de sa carrière
professionnelle .
En 1978, il entre au RPR de Jacques Chirac. D'abord dans
les Yvelines avant de rejoindre son département d'élection,
celui de l'Essonne. Il est élu maire adjoint de Gif-sur-Yvette
en 1989. Il mène sa campagne électorale avec
un bon argument de vente, celui de l'implantation du synchrotron
" Soleil " à Orsay objet d'une concurrence
forcenée. Il aura la joie, en septembre prochain,
d'en poser la première pierre à Orsay en compagnie
de Claudie Haigneré. Depuis 1992, il siège
au conseil régional d'Ile-de-France, et est actuellement
en charge du secteur de la recherche.
Daniel Ameline
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