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Organiser le débat public
sur les risques industriels : d'entrée
de jeu, Patrick Ollier estime qu'il faut créer un
" référent sécurité ",
délégation, observatoire, comité ou
institut, qui permette la transparence sur les risques industriels.
Cette structure - unique et centralisée - permettrait,
déjà sur les 1300 sites à risques,
à la fois de mesurer l'évolution du risque
et de mettre en place les systèmes d'alerte susceptibles
d'éviter des catastrophes. Ce référent
serait obligé de présenter un rapport annuel
au Parlement.
L'Etat ne peut suppléer
les assurances défaillantes : à
partir du moment où l'Etat impose la filière
nucléaire, il est redevable des risques. Mais si
demain une entreprise décide de créer une
usine à tel endroit avec un stockage de produits
dangereux qui, un jour, exploseraient, l'Etat n'y est pour
rien. En revanche, l'Etat serait irresponsable, s'il n'avait
pas prévu un certain nombre de précautions.
Il existe de plus un fonds spécifique pour venir
suppléer aux carences du système d'assurances.
L'Etat ne peut aller plus loin.
La responsabilité des élus
après AZF : Il faut une contrainte qui
interdise à l'avenir aux élus locaux de pouvoir
redonner des droits à construire dans les zones à
risques. Chacun doit prendre ses responsabilités:
les industriels par rapport à la vérité
de la dimension du risque, les élus et les services
de l'Etat sur la manière de se protéger. On
ne doit plus accepter qu'une usine à risque, construite
à l'extérieur d'une zone urbaine, se retrouve,
trente ans après, entourée d'habitations.
Contre l'obligation pour EDF d'acheter
l'énergie éolienne : l'obligation
d'achat par l'EDF du courant produit par éolienne
est une aberration sur le plan économique. Aujourd'hui,
n'importe quel investisseur trouve là une rentabilité
annuelle, nette d'impôt, de 20% par an. D'autre part
au prétexte de défendre les éoliennes,
on sacrifie la préservation du paysage. La construction
d'éoliennes qui font cinquante ou cent mètres
de haut, porte atteinte à la qualité de nos
paysages. Il faudrait que l'on soumette la construction
d'éoliennes à une enquête publique et
à l'obtention d'un permis de construire.
Portrait : on connaît
aujourd'hui Patrick Ollier mieux comme compagnon de Michèle
Alliot-Marie, notre ministre de la Défense, que pour
ses propres mérites qui auraient pu le conduire,
en décembre 1999, à briguer la présidence
du RPR, ou, en juin dernier, celle de l'Assemblée
nationale.
Jacques Chaban-Delmas l'avait repéré en 1969
alors qu'il était professeur débutant à
Sciences Po à Aix-en-Provence. Il lui avait demandé
alors de venir le rejoindre à Matignon d'abord au
cabinet de Jacques Baumel puis dans la fameuse équipe
de la " Nouvelle société " où
il occupa, à Matignon, un bureau voisin de celui
de Michel Vauzelle et de celui de Jacques Delors.
Patrick Ollier est né le 17 décembre 1944
à Périgueux. Il est ancien élève
de l'Institut des Sciences Politiques, licencié ès
sciences économiques, diplômé d'études
supérieures en sociologie. Il est aujourd'hui Président
de la Commission de la Production et des Echanges de l'Assemblée
nationale depuis juin 2002, député des Hauts-de-Seine
UMP-RPR (circonscription de Rueil-Malmaison), élu
avec 68,5 % des voix en juin dernier, conseiller municipal
et premier adjoint au maire de Rueil-Malmaison depuis mars
2001.
Daniel Ameline
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