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jeudi 17 avril dernier, l’AERES – Agence
d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement
Supérieur – a proposé l’absorption
pure et simple de la CTI – Commission des Titres
d’Ingénieur. Le CNISF qui représente
les Ingénieurs et Scientifiques de France dénonce
une dérive grave.
Réponse des Ingénieurs
et Scientifiques de France à l’OPA de l’AERES
sur la CTI :
Le CNISF considère que la proposition de l’AERES
du jeudi 17 avril dernier concernant la Commission des
titres d’ingénieur (CTI) est inacceptable
et dangereuse dans un contexte où les énormes
enjeux économiques, énergétiques
et climatiques nécessitent de disposer d’une
population d’ingénieurs très performante
au plan de l’innovation.
Certes, l’AERES Agence d’Evaluation de
la Recherche et de l’Enseignement Supérieur,
de création récente, répond à
un besoin fondamental pour le développement de
notre économie, besoin trop longtemps négligé
d’évaluation de la Recherche et de L’Enseignement
Supérieur.
Mais si l’AERES a une charge d’évaluation
c’est la CTI qui accrédite les écoles
d’ingénieurs et porte un jugement global
et synthétique par rapport aux attentes du marché.
Elle joue un rôle fondamental grâce à
sa composition et à ses liens avec le monde de
l’entreprise et elle exerce fort bien cette mission,
avec une longue expérience, à la satisfaction
des écoles, des entreprises et des ingénieurs.
De nombreux pays envient et copient notre système
d’accréditation des formations d’Ingénieurs
et demandent à la CTI de les aider. Il serait
donc dangereux de remettre en cause son organisation
et sa mission
Noël
Clavelloux
Président du CNISF
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