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Alain Costes
directeur de la technologie au ministère de la Recherche
Avec la loi sur l'innovation de 1999, " les chercheurs
du public peuvent mieux participer au monde économique
" déclare ALAIN Costes.
Il y a les statistiques qui ne sont pas toujours très
bonnes pour la France en matière de crédits
de recherche et puis il y a les hommes, ces hauts fonctionnaires
parfois si décriés, souvent de grands commis
de l'Etat, précurseurs de l'innovation et de la recherche,
qui savent faire avancer les choses et faire bouger le "
mammouth " de la Recherche, Alain Costes, est l'une
de ces personnalités-là, ô combien précieuses.
Ce chercheur, d'origine toulousaine, qui a dirigé
pendant douze ans le plus important des laboratoires du
CNRS, celui d'automatique et d'application spatiale (LAAS),
succédant ainsi à son " père spirituel
" Jean Lagasse, ancien directeur scientifique chez
Renault, est un partisan résolu du partenariat entre
la recherche publique et le monde socio-économique.
Avec lui, les choses bougent vite. Il l'a montré
tout au long de ce petit déjeuner du Club Lamennais.
Alain Costes s'appuie dans son action sur la loi Innovation
de juillet 1999, voulue par Claude Allègre et Dominique
Strauss-Kahn, qui a introduit dans le secteur de la recherche
un " véritable changement de mentalité
et de culture " dans la mesure où elle permet
aux chercheurs de créer des entreprises ou de faire
du partenariat avec le secteur économique. Désormais,
un chercheur peut être membre d'un conseil d'administration
d'une société anonyme, conseiller d'une entreprise
qui a été créée à partir
de ses travaux de recherche, et même actionnaire.
Cette loi sur l'innovation a officialisé le relationnel
entre les chercheurs, les laboratoires et le secteur socio-économique.
Elle a permis toute une série d'initiatives comme
l'Observatoire de l'entreprenariat pour former les jeunes,
le concours national de créations d'entreprises de
technologie innovantes (parmi les 300 entreprises ainsi
créées, Alain Costes espère trouver
quatre ou cinq " pépites ", une Microsoft
françaises ?) ainsi que des opérations bien
connues maintenant, comme celle des " incubateurs "
(850 projets en trois ans), etc.
Si les statistiques globales font parfois apparaître
que le pourcentage du PIB est consacré à la
recherche (2,2 %) est inférieur aux crédits
consacrés par certains de nos partenaires étrangers,
cela est dû davantage, selon Alain Costes, à
un certain retard du côté des entreprises en
matière de recherche et de technologie qu'à
une carence de l'Etat qui remplit parfaitement son rôle
puisqu'il est en tête des pays de l'OCDE en ce qui
concerne la part de crédits consacrés à
la recherche. Dans ce domaine crucial de la recherche et
de ses relations avec le secteur économique, nous
sommes en fait au " milieu du gué " mais
les initiatives prises par la direction de la technologie
vont incontestablement dans la bonne direction.
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