|
Michel Suchod
député MDC de la Dordogne
Porte-parole national de J.P. Chevènement
L'un des thèmes principaux de la campagne présidentielle
portera sans doute sur la manière dont notre pays
peut s'adapter à la mondialisation qui risque de
détruire des pans entiers de notre économie
si elle n'est pas régulée. Curieusement, dans
leurs déclarations de candidature, ni Jacques Chirac
ni Lionel Jospin n'ont évoqué ce sujet crucial
contrairement à Jean-Pierre Chevènement qui
l'a évoqué, notamment lors de son récent
déplacement à Porto Alegre. Son porte-parole,
Michel Suchod, en a longuement parlé. D'abord, en
soulignant les caractéristiques nouvelles de ce phénomène
qui se traduit par une financiarisation complète
de l'économie mondiale avec la complicité
des institutions internationales, comme le FMI, qui sont
devenues l'instrument essentiel de cette mondialisation
financière (elles gèrent la dette des pays
du Sud qui a triplé tous les dix ans depuis 1970)
alors qu'elles étaient censées réguler
le système mondial !
Face à ces dérèglements, les participants
au Club Lamennais n'ont pas été surpris de
constater que le Député de Dordogne a demandé,
d'abord, de " rendre un certain pouvoir aux Etats-nations
" actuellement " challengés " par
les multinationales. Au cours d'une discussion à
bâton rompu particulièrement riche - les ingénieurs
lui ont apporté des précisions sur la dépendance
de notre pays notamment en matière énergétique
-, le porte-parole de Jean-Pierre Chevènement a insisté
sur deux propositions avancées par le candidat du
Pôle républicain portant sur un " commerce
régionalisé " et la construction d'un
" espace Schengen de la finance ". Histoire de
montrer que le candidat républicain à l'élection
présidentielle, qui doit présenter ses "
ambitions pour l'Europe " le 7 mars prochain, n'est
en rien un " euro-sceptique " mais, tout au contraire,
un " euro-ambitieux ".
|