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 Club Lamennais
22 novembre 2001
> Objet : Rôle et importance des ingénieurs francophones et francophiles à l'étranger


André Ferrand
Sénateur représentant les Français établis hors de France,
vice-président du Comité national des conseillers du Commerce extérieur


André Ferrand devait être le porte-parole de ses collègues à la conférence de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui s'est tenue à Doha au Quatar à la mi-novembre. Mais, pour des raisons de sécurité - les délégations ont été réduites de façon drastique -, il n'a pu s'y rendre. Il en a été très déçu. Ce fut une occasion manquée car, à l'évidence, c'est à la fois un homme politique qui connaît bien les problèmes de la globalisation - il est le co-auteur d'un rapport sénatorial intitulé " Mondialisation : réagir ou subir ?" - et un ardent défenseur de l' " Entreprise France ".
Lors de ce petit-déjeuner, le sénateur républicain indépendant a dressé un tableau complet du nouvel environnement international dans lequel la France est plongée. Avec ses ombres et ses potentialités. Les Français sont plus ouverts vers l'extérieur. Ils investissent davantage en hommes et en capitaux à l'étranger. Dans le même temps, on assiste à une " fuite des cerveaux " encore difficile à préciser (12 % des ingénieurs vivent à l'étranger) et surtout - c'est le mauvais côté de la mondialisation - à une déperdition de notre patrimoine qui s'expatrie (entre 1996 et 2000, 500 milliards de francs ont été délocalisés !).

A l'évidence, il faut empêcher cette déperdition des capitaux mais aussi des talents. Pour retenir ou faire revenir au pays, les Français, francophones et francophiles, il faut bien les connaître. C'est la mission que s'est fixée le sénateur Ferrand, " patriote " de père en fils. C'est pourquoi, il a apporté son soutien plein et entier au CNISF qui a entrepris de lancer un " réseau des ingénieurs français francophones et francophiles " à travers le monde. Il s'agit de recenser non seulement les ingénieurs exerçant leur expérience à l'étranger (environ 37 000) mais aussi les ingénieurs étrangers formés dans les écoles françaises qui retournent dans leur pays d'origine et les ingénieurs étrangers francophones - ou non - qui ont gardé un certain attachement à la France.

Au total cela concerne de 40 à 50 000 personnes. André Ferrand, qui a travaillé pendant de nombreuses années dans une compagnie pétrolière avec des ingénieurs français en Afrique et en Europe - il est membre du CNISF au titre de la section belge - , a pris l'engagement de saisir les ambassadeurs de France pour leur faire connaître l'initiative du CNISF et leur demander de la supporter. Qui a dit que les sénateurs étaient des ringards ? André Ferrand, patriote moderne, ardent défenseur de l' " Entreprise France ", prouve le contraire et de la meilleure façon !


 

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