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André Ferrand
Sénateur représentant les Français
établis hors de France,
vice-président du Comité national des conseillers
du Commerce extérieur
André Ferrand devait être le porte-parole de
ses collègues à la conférence de l'Organisation
Mondiale du Commerce (OMC) qui s'est tenue à Doha
au Quatar à la mi-novembre. Mais, pour des raisons
de sécurité - les délégations
ont été réduites de façon drastique
-, il n'a pu s'y rendre. Il en a été très
déçu. Ce fut une occasion manquée car,
à l'évidence, c'est à la fois un homme
politique qui connaît bien les problèmes de
la globalisation - il est le co-auteur d'un rapport sénatorial
intitulé " Mondialisation : réagir ou
subir ?" - et un ardent défenseur de l' "
Entreprise France ".
Lors de ce petit-déjeuner, le sénateur républicain
indépendant a dressé un tableau complet du
nouvel environnement international dans lequel la France
est plongée. Avec ses ombres et ses potentialités.
Les Français sont plus ouverts vers l'extérieur.
Ils investissent davantage en hommes et en capitaux à
l'étranger. Dans le même temps, on assiste
à une " fuite des cerveaux " encore difficile
à préciser (12 % des ingénieurs vivent
à l'étranger) et surtout - c'est le mauvais
côté de la mondialisation - à une déperdition
de notre patrimoine qui s'expatrie (entre 1996 et 2000,
500 milliards de francs ont été délocalisés
!).
A l'évidence, il faut empêcher cette déperdition
des capitaux mais aussi des talents. Pour retenir ou faire
revenir au pays, les Français, francophones et francophiles,
il faut bien les connaître. C'est la mission que s'est
fixée le sénateur Ferrand, " patriote
" de père en fils. C'est pourquoi, il a apporté
son soutien plein et entier au CNISF qui a entrepris de
lancer un " réseau des ingénieurs français
francophones et francophiles " à travers le
monde. Il s'agit de recenser non seulement les ingénieurs
exerçant leur expérience à l'étranger
(environ 37 000) mais aussi les ingénieurs étrangers
formés dans les écoles françaises qui
retournent dans leur pays d'origine et les ingénieurs
étrangers francophones - ou non - qui ont gardé
un certain attachement à la France.
Au total cela concerne de 40 à 50 000 personnes.
André Ferrand, qui a travaillé pendant de
nombreuses années dans une compagnie pétrolière
avec des ingénieurs français en Afrique et
en Europe - il est membre du CNISF au titre de la section
belge - , a pris l'engagement de saisir les ambassadeurs
de France pour leur faire connaître l'initiative du
CNISF et leur demander de la supporter. Qui a dit que les
sénateurs étaient des ringards ? André
Ferrand, patriote moderne, ardent défenseur de l'
" Entreprise France ", prouve le contraire et
de la meilleure façon !
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