|
Pierre-André Périssol
ancien ministre, X Ponts
vice-président du Conseil régional d'Auvergne
secrétaire national du RPR, chargé de l'éducation
Le thème de la rencontre du Jeudi 26 avril «
collège unique et revalorisation de l'enseignement
technique et scientifique » fut traité de manière
incisive et fort claire.
Sur ce sujet comme sur de multiples autres, Pierre-André
Périssol montra qu'il y a trop souvent une confusion
entre l'attente et la demande. L'attente peut se résumer
par « il faut en sortir » et la demande par
les formules « il faut faire ceci, faire cela ».
Cette démarche conduit par exemple dans le domaine
de l'Education nationale à fournir plus de milliards,
plus de professeurs, et à occuper toujours plus d'élèves
sans que l'on puisse constater de véritables améliorations.
Notre invité montra aussi que dans ce domaine, il
n'y a pas débat sauf celui des acteurs (Syndicats
et Enseignants), mais ils ne débattent pas, ils assènent.
Une piste de réflexion serait de se poser une question
simple : « de quels types de connaissances les élèves
d'aujourd'hui auront-ils besoin dans 20 ans ? ». Réponse
: « nul ne le sait », souligne Pierre-André
Périssol.
Fort de ce constat, il préconise une solution de
sagesse : il faut se recentrer sur les fondamentaux et sur
les comportements, ces derniers étant : ténacité,
rigueur, persévérance, discipline, travail.
Ainsi nous aurons bénéfiquement armé
les générations futures.
Vaste programme ! Difficile à mettre en œuvre
car nous vivons une époque où la valorisation
de l'effort n'est pas dans l'air du temps.
Collège unique signifie aussi s'adresser à
une grande diversité d'enfants avec des rythmes très
variables de capacité d'apprendre. Devant cette situation
il faut associer Collège unique et modalités
d'enseignement adaptées. Pierre-André Périssol
propose un quota minimal d'heures pour les fondamentaux,
au-delà de ce quota la poursuite du même programme
pour ceux qui rencontrent des difficultés. Les autres,
ceux qui ont assimilé le programme, suivraient des
cours optionnels, l'horaire total étant le même
pour tous. NDLR : sauf erreur, des écoles d'ingénieurs
pratiquent déjà cette formule.
Enfin un dernier point et non le moindre : réformer
l'omnipotence du Ministère de l'Education Nationale.
|