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Philippe Richert
Sénateur UDF,
président du conseil général du Bas-Rhin.
La recentralisation permanente dans le domaine de l'eau
: " mais qu'est-ce que c'est que ce cinéma !
"
Le Président du Conseil Général du
Bas-Rhin, Philippe Richert (UDF) est un homme compétent
et convivial. Il était l'invité d'honneur
du petit déjeuner du Club Lamennais, le 28 mars dernier.
Et voilà que ce sénateur affable et sympathique,
sans doute le mieux élu de tous les conseillers généraux
(82,98 % au premier tour dans son canton de Petite-Pierre
en Alsace), pique une grosse colère contre Dominique
Voynet, Paris, et, pout tout dire, l'Etat qui se même
de tout, recentralise, jongle avec l'argent des contribuables
tout en se prétendant au-dessus de tout soupçon.
" Je ne peux pas comprendre les politiques qui acceptent
la centralisation permanente et le rôle que l'on ne
veut attribuer qu'à l'Etat qui serait le seul garant
de l'équité, de la justice et de la bonne
utilisation de l'argent public ". Puis ce cri du coeur
: " qu'est-ce que c'est que ce cinéma ! ".
De fait à travers l'exemple du projet de loi sur l'eau
qui est toujours soumis à l'arbitrage de Matignon (le
projet prévoir notamment d'appliquer le principe
pollueur-payeur aux agriculteurs), les participants au petit
déjeuner ont pu se rendre compte, grâce au
brillant exposé du sénateur centriste, que
la centralisation pose plus de problèmes qu'elle n'en
résout. " Je suis de plus en plus convaincu
que, pour notre pays, la façon de le moderniser passe
par une décentralisation accentuée. Ce n'est
pas une volonté de pouvoirs mais d'équilibre
des pouvoirs ", a encore affirmé le président
de l'Association des départements de France (ADF),
en charge des questions de l'environnement. Or, selon lui,
depuis les lois Deferre de 1982 " toutes les lois votées
vont vers la recentralisation· même quand cela
s'appelle décentralisation ! ". Si François
Bayrou a le même punch que Philippe Richert, la campagne
présidentielle de 2002 sera intéressante à
suivre.
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